Déjà 2 mois !

Dimanche, Petite-Etoile aura déjà 2 mois ! Ça passe vite quand on a un enfant mais j’ai l’impression que ça va encore plus vite avec un deuxième.

Les deux mois qui viennent de s’écouler ont été riche en événements mais aussi en recherche d’organisation.

Je voulais tenter l’allaitement à nouveau mais tout allait se décider à la naissance. Je ne voulais pas repartir sur un allaitement mixte où chaque repas durait 2h comme pour Arsouille, je ne voulais pas jongler entre le sein -les compléments – le tire-lait. 

Dès la naissance, Petite-Etoile a cherché le sein et commencé à téter. Ça paraissait tellement naturel pour elle comme pour moi, que je savais que les biberons resteraient dans leur boîte.

La montée de lait a tardé, elle a perdu très vite 10% de son poids, on a du lui donner des compléments à la maternité car elle se déshydratait. La pédiatre pour la sortie n’imposait pas de complément.

Après le retour à la maison, elle ne perdait pas de poids mais n’en prenait pas non plus. Nous avons donc consulté notre pédiatre habituel qui au vu de son manque de tonicité, son poids qui ne décolle pas et ses régurgitations importantes, il a proposé de complémenter avec du Nan complete confort et de ne pas tirer le lait pour ne pas m’épuiser.

15 jours plus tard, elle avait pris 400gr. On pouvait arrêter les compléments.

Après cette mésaventure, nous avons profité de nos moments à 4.

Petite-Étoile est un bébé qui dort peu la journée. Elle regarde partout et aime être dans les bras… mais pas n’importe comment, son ventre sur mon coeur et sa tête sur mon épaule. 

Elle sourit dès qu’on lui parle, commence à faire quelques sons.

C’est aussi une petite gourmande ! Elle boit beaucoup et souvent.

Elle arrive à sortir de son berceau cododo pour se coller à moi la nuit. Elle dort sur le côté et se tourne si on la met sur le dos.

Elle est fasciné par son frère. Elle lui sourit, ne le quitte pas des yeux.

Depuis quelques jours, elle attrape son hochet Ophélie de Lilliputien.

Elle déteste quand je la sors du bain. 

Elle ne sait pas dormir sans sa gigoteuse.

Elle met du 3 mois pour les pantalons et du 1 mois pour le haut.

Mardi, chez le pédiatre, elle mesurait 57,5cm (+8,5) pour 4kg200 (+1kg180). Elle est en allaitement maternel exclusif.

Et tu es rentré à l’école…

J’avais prévu de te réveiller à 7h45, tu t’es éveillé seul un peu avant. Quand je suis venu te chercher, tu m’as accueilli avec un « on va voir la maîtresse aujourd’hui ».

Comme tous les matins, tu n’as pas voulu t’habiller mais tu riais et jouais à te cacher. Tu as peu mangé, c’est dans tes habitudes. 

À 8h30, on a quitté la maison à pied et nous sommes arrivés tous les 4 dans la cour de récréation 2 minutes plus tard. On a dit bonjour à ta maîtresse, aux voisins…

Vers 8h45, on est entré dans ta classe avec ton instit, tes futurs copains et leurs parents. Tu as découvert les jeux… on t’a un peu observé puis j’ai rappelé à ton instit que je venais te chercher à midi, que tu étais encore en lange.

Et puis, ça été le moment de te dire au revoir…tu ne voulais pas qu’on parte, tu t’es accroché à moi mais sans larmes. Je t’ai proposé d’aller jouer avec les duplos et je t’ai rassuré en te disant que je venais te chercher tout à l’heure.

On t’a laissé en classe, on est rentré et j’ai pleuré…

Je n’ai pas eu le temps long, je n’en ai pas eu l’occasion car Petite-Etoile n’a pas cessé de pleurer-manger toute la matinée. Il faisait sûrement trop calme pour elle.

À 11h45, je suis partie te rechercher. Tu m’attendais assis calmement sur le banc. Tu avais l’air content. Ton instit m’a dit que tu avais passé une super matinée et que tu avais même fait pipi sur le petit pot.

On est rentré manger et papoter. Tu m’as dit que l’école c’est chouette mais tu n’as pas envie d’y aller demain.

Tu n’as pas fait de sieste, tu as joué avec tes voitures et de temps en temps tu nous as dit ce que tu avais fait.

Demain, on y retourne… en espérant que ça se passe aussi bien.


Bravo mon Maxi !

La rentrée, c’est demain !

Oui, je sais… je ne t’apprends rien. L’école reprend demain mais pour Arsouille, c’est une grande première et pour nous aussi !

La rentrée scolaire, je connais du côté instit. Quand j’avais la chance d’avoir du travail, j’avais hâte de reprendre mais j’avais aussi cette appréhension dû au changement. Comment seront mes élèves… et les parents… et les collègues ? Normalement, je préparais mes activités à partir du 15 août et la dernière semaine, je préparais ma classe.

Cette fois-ci, je vis la rentrée du côté parent. Mon petit garçon rentre à l’école. Il va découvrir la vie en communauté, se faire des amis. 

Depuis quelques jours, j’oscille entre anxiété et envie. 

J’ai hâte de le découvrir en tant qu’écolier. De le voir évoluer dans sa classe le matin quand je le déposerai. J’ai hâte de l’entendre me raconter ce qu’il a fait ou me répondre »rien du tout » quand je lui demanderai « qu’est ce que tu as fait aujourd’hui à l’école ? ». Je veux l’écouter quand il me parlera des ses copains, de leurs jeux ensemble…

Mais je suis anxieuse aussi. J’ai peur qu’il ne trouve pas sa place, qu’il ne se fasse pas d’amis. Il me dit très souvent qu’il a peur des montres, du loup… de tout, de rien. Il a recommencé à se gratter quand on a commencé à parler « école ». C’est l’inconnu pour lui et il a peur.

Je le rassure au mieux et j’essaye de le préparer au mieux aussi. On a découvert la rentrée de P’tit loup, de Tchoupi et même de Corentin le lapin.

Au travers des histoires, il voit que c’est normal d’être un peu inquiet face à l’inconnu qu’est l’école mais il voit surtout qu’au final, ses petits héros passent une super journée !

On lui parle de l’école de façon positive. On insiste sur les jeux avec les copains, la peinture, la musique et la danse… Et surtout, on met nos appréhensions de côté pour ne pas lui transmettre.

Je sais qu’il a besoin d’aller à l’école, d’avoir une vie sociale sans nous et je sais que ça ira mais au fond de moi, j’ai ce petit pincement au coeur de le voir franchir une étape supplémentaire, une étape importante dans sa vie d’enfant.

Vivement demain qu’il me raconte sa première journée d’école !

« mais mais je veux y aller à l’école maintenant moi. Je vais jouer avec les copains hein, c’est chouette hein. Vais dire au revoir à papa et aller tout seul avec toi »

Tout va bien, ne t’en fais pas…

Attention, post décousu – vidage de tête écrit il y a quelques semaines 

Ce soir, je suis seule pour gérer les maxi-Mini. Ce n’est pas la première fois… j’ai déjà connu des soirées pire que ça où je finis en pleurs, où j’ai l’impression d’être nulle et une mauvaise mère.

Ce soir, je ne suis pas en pleurs… mais je me sens nulle et une mauvaise mère.

Après les bains, je me suis énervée, j’ai criée fort… trop fort.

Arsouille a lancé le thermomètre de bain vers sa soeur. Il ne l’a pas touché mais j’ai vu rouge… j’ai vu rouge parce que ça fait des jours que les crises ponctuent notre quotidien, parce qu’il ne fait attention à rien, parce que je ne le reconnais pas.

Petite-Etoile ne me décolle pas plus de 5 minutes… j’ai vu rouge parce qu’elle me « pompe » toute mon énergie, parce que je ne sais rien faire, parce que je ne la comprends pas.

J’ai vu rouge parce que je n’arrive pas à équilibrer mon temps entre mes deux enfants… parce que je ne sais pas comment faire ni quoi faire… parce que je suis perdue.

Je les ai laissé pleurer tous les deux pendant quelques minutes. Il fallait que je me calme, que je respire.

J’ai préparé le repas d’Arsouille, j’ai donné le sein à Petite-Etoile. Quand elle a été endormie, j’ai discuté en tête à tête avec Arsouille.

Ses crises, ses bêtises sont un appel, il veut, il a besoin que je m’occupe de lui… il se sent délaissé… il est délaissé parce que sa sœur me prend tout mon temps.

Alors on a fait un gros câlin. On a raconté deux histoires au lieu d’une avant de dormir… on a eu du mal de se lâcher pour la nuit.

J’ai passé la soirée en tête à tête avec Petite-Etoile. Elle n’a pas 2 mois mais je lui ai expliqué que parfois les grands se mettaient en colère mais que ce n’était pas de sa faute. Je lui ai expliqué qu’elle avait un grand frère et que lui aussi avait besoin de moi, que parfois je ne saurais pas répondre à ses besoins dans la seconde… parce que c’est chacun son tour.

Quand on me demande si ça va, je dis oui… que je gère…que je ne suis pas fatiguée…

Je ne gère pas, je suis épuisée. J’ai l’impression de ne pas m’être posée depuis la maternité. J’assume 24/24… à 90% seule… les enfants, la maison, le quotidien.

Née un 4 juillet… (acte 2)

Après une dernière soirée en amoureux et une nuit plutôt courte, nous arrivons à 7h, comme prévu, à la maternité. Je suis à jeun depuis minuit, j’ai déjà faim et on nous demande de patienter car grosse urgence au bloc naissance (accouchement à 26sa).

Après 45 minutes, on vient nous chercher : déshabillage, enfilage de la blouse d’hôpital, frottis, lavement… A 8h30, la sf contrôle le col, il est ouvert à 3,5… au monito, aucune contraction. Elle place donc la perfusion pour déclencher le travail. Elle m’explique qu’avec le produit (j’ai oublié le nom), ils vont contrôle l’avancement pour que ça soit en douceur.

Très vite, je sens de petites contractions qui arrivent. Vers 9h, je demande le ballon car la position couchée devient moins confortable et Petite-Etoile commence à en souffrir un petit peu.

Mr G s’enfile un paquet de cookies, la sf remplit le dossier et moi, je suis sur le ballon. On plaisant, tout va bien. Je suis sereine et je sais que j’en ai pour quelques heures.

Vers 9h30, les contractions commencent à piquer mais j’arrive à gérer. Fiona (la sf) contrôle le col, il est ouvert à 4. Le travail commence doucement… D’après elle, Petite-Etoile sera là dans l’après-midi. Comme je commence à avoir mal, elle me dit que c’est le moment pour la péridurale si je la veux, que l’anesthésiste est dans le service et qu’à part la péri, elle ne saura rien faire pour la douleur. De plus, au TV, sa main gantée ressort pleine de sang (vraiment beaucoup). Elle appelle donc l’assistante gyné pour une écho de contrôle. La crainte, comme tout un temps la placenta était trop bas, est qu’il soit mal mis.

Jusque là, j’hésite… mais je suis fatiguée, non, épuisée par cette grossesse. La péri me permettra de me reposer pendant le travail. Je suis anxieuse à cause de tout ce sang. La péri me soulagera.

L’anesthésiste arrive en 5 minutes… La douleur est de pire en pire. Fiona stoppe la perf pour me donner un peu de répit et permettre la mise en place de la péri. Il mettra 30-45 minutes pour la poser. J’ai fait rire tout le monde parce qu’alors qu’il allait piquer, j’ai dit « ho, je crois que j’ai perdu les eaux »… 1 seconde avant, j’ai senti un « plop » et senti du liquide chaud couler. Dans le liquide, beaucoup de sang… des douleurs horribles… L’anesthésiste, rassurant, me dit qu’il a injecté une dose de cheval car autrement la péri est inutile, tout va trop vite.

J’entends l’assistante et la sf penser que le col a rompu d’un coup… à l’écho pas d’anomalie.

Nouveau contrôle du col, il est à 8 complètement effacé, bébé descend seule, la tête est là !

On s’installe…

La gyné est arrivé pour sortir la tête.

J’ai poussé 3 fois, j’ai entendu les cris de ma fille.

Il est 11h03, Petite-Etoile est née en… 3h. Elle est en forme même si elle a avalé un peu de liquide, elle n’a pas besoin d’être aspirée.

On me la pose sur le ventre, elle cherche à téter et la puéricultrice m’aide à la mettre au sein.

Malheureusement, on a vite interrompu le peau à peau. Tout d’abord parce qu’il fallait libérer la salle de naissance, les accouchements se bousculaient et certaines futures mamans risquaient d’accoucher dans le couloir ou en chambre. Ensuite parce que j’ai fait un gros malaise… à jeun, grosse perte de sang… ma tension a chuté.

Avant de monter en chambre, la puéricultrice m’a remis Petite-Etoile en peau à peau. Je l’ai prolongée pendant 3h. Elle a tété, dormi, tété et encore dormi… j’ai découvert ma fille, mon deuxième bébé.

À 11h03, Petite-Etoile nous a rejoint. Avec ses 49 cm et ses 3kg020, elle est en pleine forme. Son petit nom est Élise.

Née un 4 juillet… (acte 1)

Ça fait longtemps que je n’ai rien publié mais j’ai une bonne excuse, depuis quelques semaines je pouponne – câline – profite !

Après l’euphorie des premières semaines, je trouve un peu de temps pour te raconter mon deuxième accouchement…

Au dernier rdv de contrôle (le 29/06) chez la gyné, Petite-Etoile va toujours très bien. Pas de perte de liquide, les échanges sanguins vont toujours bien… bref, tout roule pour ma petite squatteuse. Pour moi, toujours des contractions anarchiques, tension bonne et col ouvert à 3 probablement depuis la dernière grosse crise de contractions.

Puisque avec un col à 3 et un travail qui ne commence pas, un état physique de pire en pire pour moi, on décide de fixer une date pour le déclenchement : le lundi 4 juillet à 7h. On sera à J-5 du terme.

Malgré tout, la gyné me dit que ça peut commencer à tout moment et que ça peut aller vite vu l’état du col. On sort du cabinet en se disant que notre petite demoiselle va bien et Mr G est confiant car elle a encore quelques jours pour se décider seule. Je suis aussi rassurée de pouvoir organiser la garde d’Arsouille sereinement et pas de devoir le lâcher en vitesse (oui, parce que je doute quand même qu’elle se décide seule). Seuls les beaux-parents vont encore tout « gâcher ».

Dimanche 3 juin fin d’après-midi, on part donc prendre le goûter chez ma maman et par la même occasion y déposer Arsouille. Je lui ai expliqué qu’il passerait quelques jours chez Granny pendant que je serais à la maternité pour sa petite sœur. Encore une fois, il nous a presque mis dehors. Ce soir-là, pendant que Mr G allait travailler, j’ai profité des mes dernières heures seules, au calme… J’ai terminé les préparatifs pour que tout soit prêt pour mon retour de la maternité et après, j’ai pleuré.

J’ai pleuré parce que notre vie allait être chamboulée…

parce que j’avais peur…

parce que jusqu’au bout je me demandais si le déclenchement était une bonne chose…

parce que physiquement et moralement, j’étais au bout…

parce que j’avais laissé mon bébé, mon petit prince pour 4 jours et qu’il me manquait déjà…